Premières rencontres

VENDREDI 3 JANVIER

Aujourd’hui j’ai une réunion d’accueil pour les nouveaux étudiants internationaux qui prennent des cours en français. Je suis un peu stressée, je me demande comment va se passer cette réunion, quelles sont les informations que je vais récolter, que faut il que j’amène comme matériel. En plus de ces questions j’ai un problème avec mon ordinateur, il ne s’allume plus car il n’a plus de batterie, je n’ai toujours pas cherché d’adaptateur pour les prises françaises sur le prises canadiennes.

La réunion est à 13h mais je décide de partir à 12h30 car j’ai peur de me perdre dans l’université et je préfère y être en avance pour faire bonne impression. L’université se situe juste face à ma résidence comme vous pouvez le voir sur les photos. Finalement j’ai mis 5 min à arriver à la réunion car tout était bien indiqué.

Quand je suis arrivée dans la salle où se situait la réunion, il n’y avait qu’une dame avec 3 autres élèves auxquels elle disait bonjour. Dès qu’elle m’a vu elle m’a fait signe de m’approcher, elle m’a demandé quel était mon nom et elle nous a dit à nous quatre de nous installer sur les tables. Elle a apporté à chacun de nous un petit sac en tissu avec à l’intérieur un « cadeau de noël » (comme elle nous l’a dit). C’était une jolie gourde en verre avec le logo de l’université Saint Paul. J’ai trouvé que c’était une jolie attention et surtout cette gourde allait m’être très pratique car je n’avais toujours pas de verre et je n’utilisais qu’une vieille bouteille en plastique que j’avais acheté à l’aéroport.

Pendant que l’on attendait les autres élèves, Michelle (qui ait la dame qui s’occupe de nous et qui nous a accueilli) nous a proposé de nous servir au buffet. D’habitude je n’ose pas me servir mais cette fois ci je ne me suis pas fait priée pour en profiter car je n’avais pas beaucoup de nourriture dans mon frigo et j’avais assez faim. Il y avait du jus de pomme, de pamplemousse, d’orange, du café, des muffins, des fruits, de l’eau. En somme ce buffet avait tout pour me plaire.

Le temps que 13h arrive quelques élèves avaient fait leur apparition. Presque tous étaient d’origines africaines. Ils venaient de pays comme le Burundi, le Burkina Faso, Haïti (exception), Congo, République démocratique du Congo. En tout nous étions seulement 6 élèves dans la salle. Une dernière élève est arrivée 30min en retard, elle venait de Belgique mais était française.

Durant la réunion nous avons fait la connaissance de la directrice, du service académique, de la bibliothécaire, de Michelle, du vice-président de l’association des élèves. Ce que j’ai retenu de tout cette réunion c’est qu’ils sont tous très sympathiques et accueillants. Ils ont tous insisté sur le fait qu’ici il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide et de poser des questions. Ils nous ont bien fait comprendre que si nous venions les voir dans leur bureau pour avoir des informations ça leur faisait plaisir, qu’il ne fallait pas hésiter et qu’une question peu importe laquelle n’est jamais bête à poser. Vraiment cet accueil m’a rassuré, pour la première fois de ma vie je n’ai pas hésité à poser les questions que je me demandais car je me sentais en confiance avec ces personnes.

C’est en sortant de la réunion que la fille française qui se prénomme Aurélie, nous a à tous proposé d’aller boire un verre. J’ai immédiatement répondu oui et Jean Batiste (Burundais) aussi. Les autres ont répondu non. D’ailleurs ce n’est pas étonnant car l’une des filles (Haïtienne) était en fait une sœur (une religieuse).

Nous sommes donc tous les 3 partis chercher un café dans lequel on pourrait boire un petit verre. Au final je suis sortie à 16h de la réunion et je suis revenue chez moi vers 20h. Nous avons parlés toute la soirée puis nous sommes allés au centre commercial pour voir s’il n’y avait pas d’adaptateur à acheter. Malheureusement il n’y en avait pas à part un très cher, j’ai donc décidé d’attendre le lendemain pour en acheter un moins cher. Cependant cette sortie au centre commercial m’a permis de prendre le bus pour la première fois. C’est JB qui m’a prêté de l’argent en pièce car pour prendre un billet on ne peut pas faire autrement et c’est aussi Lui qui m’a indiqué quel bus prendre. Quand je l’ai pris, j’ai trouvé que le trajet était long et je me suis demandé si je n’étais pas perdue, j’ai eu peur car à la fin j’étais seule dans le bus et je ne reconnaissais pas du tout le trajet. Mais en fait mon arrêt était le terminus du bus et heureusement le chauffeur était gentil, il m’a demandé à quel arrêt je voulais être déposé (il y en avait deux) et il m’a déposé au plus prêt de la résidence.

Au bar j’ai pris un cocktail à la fraise sans alcool, très sucré et très glacé. Aurélie a pris un verre de vin rouge et JB a pris une pinte de bière, oui un grand pichet de bière rien que pour lui. JB était très bavard et c’était difficile de comprendre tout ce qu’il disait mais il était drôle. C’est un journaliste et un immigré, pour venir au Canada et y rester il est obligé de reprendre des études complètes c’est-à-dire 4 ans, enfin d’après ce que j’ai compris. Il nous a payé deux autres verres de vin rouge (étonnamment il était très bon). Le serveur parlait anglais mais il essayait de parler en français et il était très gentil et drôle, ça m’a fait plaisir et je me sentais bien entouré dans ce bar.

Cette sortie m’a remis du baume au cœur et m’a enfin fait sortir de ma chambre car depuis 2 jours j’étais sans arrêt dans ma chambre sans bouger, à regarder des séries et la déprime me hantait. Je me remettait sans arrêts en question. Pourquoi j’avais décidé de partir de la France ? Pourquoi je m’étais mise volontairement dans la galère alors que j’aurais pu faire simple ? Je ne suis pas faite pour voyager, je vais m’ennuyer et être seule pendant 4 mois. Mais cette sortie m’a fait beaucoup de bien, j’ai pris conscience que je n’étais pas seule dans cette situation de galère. En effet Aurélie n’avait pas non plus internet dehors et c’est pour ça qu’elle s’était perdue en ville et qu’elle était arrivée en retard, elle n’avait pas non plus d’adaptateur, ni de shampoing. Enfin elle avait les mêmes problématiques que moi et ça m’a énormément rassuré. Puis JB lui était ici au Canada depuis un peu plus longtemps que nous alors il a pu nous guider sur certaines questions qu’on se posait.

J’ai posté une story sur Snapchat pour montrer que je sortais enfin au Canada et pleins d’amis m’ont parlé par rapport à la story, ça m’a fait plaisir et ça m’a motivé pour profiter encore plus du Canada !

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