Un samedi à Ottawa

SAMEDI 22 FEVRIER

Nous avons fait du patin à glace avec quelques amis. Première fois qu’on en faisait sur le canal. C’était tellement drôle car une amie ne savait pas en faire et puis nous avons rencontré une autre amie on lui a dit d’essayer et c’était pire que la dernière. On s’est bien pris des fous rire.

Puis le soir Aurélie et moi, étions invitées à rejoindre nos guides de New York en boite avec d’autre personnes du groupe de New York car c’était l’anniversaire de l’un d’entre eux.

On a un peu dansé puis après vers 2am nous sommes allés manger dans un fast food en face de la boite.

Mont Tremblant

VENDREDI 7 FEVRIER

Avec Aurélie aujourd’hui nous avons décidé de partir à Mont-Tremblant. C’est une des stations de ski pas très loin d’Ottawa. C’est une des stations les plus chères, populaires et belles du coin.

Nous avons pris un blablacar à 12h direction Montréal. Nous avons rejoint Etienne, un ami d’une amie à Aurélie. C’est lui qui nous avait proposé de partir au ski car ses parents ont un chalet à mi-chemin entre Montréal et Mont-Tremblant.  

Malheureusement ou plutôt heureusement (vous comprendrez plus loin pourquoi) nous avons eu une tempête de neige toute cette journée. Lorsque nous étions dans le blablacar nous avons dû voir au minimum une dizaine d’accident de voiture sur la route. Même que nous avons vu une voiture de police dans le fossé entrain d’être tirée par une dépanneuse. Sur le coup je me suis dit que ce n’était vraiment pas une bonne idée de partir à la neige si il allait faire ce temps tout le long du week-end.

Pour être franche je n’étais pas très sereine non plus d’être sur une route aussi enneigée mais en même temps c’était vraiment l’occasion de vivre l’expérience canadienne à fond. D’ailleurs notre conducteur se débrouillait très bien. Quand il fonçait sur une voiture il donnait un petit coup au volant pour aller sur le côté de la route afin d’éviter de télescoper la voiture qui venait de freiner.

Bref finalement nous sommes arrivées à Montréal saines et sauves. Puis nous avons pris le métro pour rejoindre Etienne à son appartement. C’était vraiment épique, dans la rue tout le monde essayait de déneiger sa voiture pour pouvoir rentrer chez eux (car comme dans toute ville les gens repartent dans les campagnes le vendredi soir).

Après avoir pris un petit chocolat chaud et avoir fait les présentations avec les trois amis d’Etienne, nous sommes partis en route pour le chalet. Nous avons fait quelques courses sur le chemin afin de ne pas mourir de faim (ni de soif) en arrivant au chalet. Au final, quand nous sommes arrivés, nous avons déblayé l’entrée pendant une bonne vingtaine de minute, pour garer les voitures et surtout avoir un chemin jusqu’à l’entrée du chalet.

Pour la fin de soirée, nous avons mangé des fajitas préparés avec soin par les amis d’Etienne. Nous avons fait connaissance en parlant devant le repas avec des chips et un peu de vin. Nous avons mis de la musique et dansé dessus jusqu’à ce qu’on soit trop fatigué et que nous allions tous nous coucher.

SAMEDI 8 FEVRIER 

Le lendemain de cette soirée nous nous sommes réveillés à 7h avec un peu de mal mais motivés pour cette journée de ski qui s’annonçait super bonne. Encore une fois la nourriture était parfaite, nous avons pu prendre un bon petit déjeuner : féta, petite tomate avec omelette et petites patates sautées. Un DELICE.

Nous avons pris la voiture pour 45min de musiques. Et ensuite arrivés à la station Aurélie et moi avons du patienter près d’une heure voir plus pour avoir un forfait (réduit grâce aux cartes de réduction de nos nouveaux amis qui nous les ont généreusement prêtées) et surtout pour pouvoir louer l’équipement nécessaire c’est-à-dire : ski, casque, chaussures et bâtons. Sinon tout le reste on l’avait déjà (un merci tout particulier à ma maman qui en préparant ma valise a eu la géniale idée d’y mettre une combinaison, des gants, des moufles, un masque de ski et un pantalon de ski).

Ensuite nous avons passé je dirais 4h sur les pistes de ski, en tous cas nous avons skié jusqu’à ce qu’elles ferment à 15h45 (oui c’est super tôt). Aussi pour la première fois de ma vie lors de la pause déjeuner, j’ai eu le plaisir (ou pas) de goûter à la poutine. Malheureusement pour moi (je l’ai appris qu’après) elle n’était pas la meilleure du coin loin de là (oui je confirme elle était dégueu, je l’ai même jeté à la poubelle à la moitié du plat).

Voilà une photo de la fameuse poutine. nous étions dans un espèce de Fast Food juste pour la poutine.

Sinon je dirais que les pistes de ski de cette station n’étaient pas si différentes de celles qu’on a en France. Après j’ai quand même remarqué quelques points de dissemblance. Par exemple ce sont des humains qui bipent nos forfaits et non pas des machines. Aussi il n’y a pas de barrière qui se lève pour nous dire si on peut passer sur le télésiège ou non, c’est nous qui devons décidé quand est ce qu’on passe. De plus il faisait extrêmement froid. Non je ne vous parle pas d’un petit -5 qui peut arriver sur les pistes en France. Là je vous parle d’un GROS -30 qui a failli signer l’arrêt de mort de mes pauvres petits doigts entrain de décéder dans mes gants et mes moufles. Heureusement pour moi mes amis m’avaient prévenu que la température serait particulièrement fraiche ce week-end. Alors avant de partir au ski le matin j’avais décidé de porter tous les pulls que j’avais amené pour le week-end sur moi pendant la descente au ski. Je ne peux pas vous dire à quel point ça aussi ça m’a sauvé la vie. J’avais l’impression d’être bibendum au pays des glaçons avec mes 5 couches de pull sous mon manteau. C’était épique et d’ailleurs c’est en partie pour ça que je n’ai pas pu prendre de photo de cette journée au ski. Je vous jure que sortir ces doigts pour se moucher c’est déjà une bataille mais alors je ne vous en parle même pas si c’est pour prendre des photos. Ça me fait rire rien que d’y re penser. En fait la température était si froide car la veille il y avait eu, je vous le rappelle, une tempête de neige. Grâce à cette dernière nous avons eu un samedi magnifique (car après une tempête il y a toujours un soleil magnifique le lendemain). Le ciel était parfaitement bleu sans un seul nuage, le soleil était gigantesque (mais on sentait à peine sa chaleur réconfortante), le vent était bien présent (évidemment il n’y a pas un temps aussi beau sans un peu de vent pour dégager les nuages) et la neige était bonne comme ce n’est pas permis. Aussi la température a réussi à en rebuter plus d’un à venir skier ce week-end là donc nous avons pu avoir un domaine skiable presque vide.

Après le ski nous avons décidé de visiter un peu la station avec Etienne et Aurélie tandis que les 3 autres avaient décidé de rentrer faire quelques courses (merci nous avons pu y échapper) et se poser au chalet. C’était une station pleine de couleur et je trouve que le meilleur mot pour la décrire est tout simplement « mignonne ». On se serait cru dans un des villages de princesse qu’on retrouve aux parcs de Walt Disney. Finalement Etienne nous a amené dans un bar après ski. C’était énorme, il y avait vraiment des personnes de tous les âges, toutes avec des combinaisons de ski, il y avait aussi de la musique on se serait cru en boite de nuit alors qu’il était à peine 16h. Nous avons pris un peu de vin chaud et puis nous sommes rentrés au chalet.

Dans la voiture nous avons mis de la musique à fond avec le coucher du soleil qui rendait le ciel rose et orange. Et juste en face de nous la lune parfaitement ronde qui nous accompagnait sur le chemin du retour. Franchement on se serait cru dans un film, c’était magnifique. Avec Aurélie nous étions posées, détendues, fatiguées mais surtout heureuses d’être affalées sur les sièges de la voiture. Très heureuses d’être là, d’avoir eu cette occasion de voir le Québec, d’avoir pu skier, d’avoir pu sortir un peu d’Ottawa. Heureuses aussi d’avoir rencontré des personnes si sympathiques et bienveillantes avec nous, qui nous permettaient d’entrer dans leur cercle d’amitié et qui nous faisaient si bien découvrir la vie canadienne.

Pendant cette deuxième et dernière soirée, j’ai joué aux cartes, pendant ce temps Aurélie nous préparait une bonne petite fondue. Encore une fois nous avons passé la soirée à manger, boire et rire. Petite chose intéressante pour moi. Puisque nous étions entourés de 4 québecois, ils ont pu m’apprendre les gros mots de chez eux. Comme chris, colis, esti, ou encore le fameux Tabernak. Ca nous a fait beaucoup rire parce que j’essayais de caler ces mots dans le plus de phrases possibles et souvent ça donnait n’importe quoi. Enfin cette fois ci nous n’avons pas fait long feu car nous étions fatigués de notre journée alors nous sommes allés nous coucher plus tôt que la veille.

DIMANCHE 9 FEVRIER 

Aujourd’hui nous avions prévu de faire de la luge avec des bouées mais finalement Isabelle a eu une meilleure idée. Nous avons mangé encore une fois des patates avec un œuf au plat et les restes de la fondue, accompagnés de myrtilles, framboises et mymosa (champagne mélangé à du jus d’orange typique du Québec).

Et nous sommes allés ensuite nous promener. D’abord nous avons marché sur un lac gelé avec plein de gens qui se baladaient avec leurs chiens. Puis nous avons pris un sentier différent qui menait à une colline. Nous avons marché dans la neige qui nous montait jusqu’aux genoux jusqu’en haut de la colline. Puis nous nous sommes posés par terre couchés dans la neige à profiter du soleil sur notre peau en buvant du chocolat chaud que nous avions pris dans des gourdes. Le moment le plus drôle et cool de cette journée, c’est que nous avons dû redescendre de la colline. Nous avons couru dans la neige on est tombé et on s’est laissé glisser dans la neige. C’est difficile à décrire mais c’était vraiment trop drôle. A un moment ma botte s’est bloquée dans la neige, je suis tombée en avant la tête la première et mon nez s’est cogné dans la main d’aurélie qui marchait juste devant moi. Ca m’a fait super mal mais c’était tellement épique.

A la fin de cette balade nous sommes rentrés sur Montréal, nous avons pris un petit MacDo puis blablacar et puis uber avant d’arriver chacune dans nos appartements respectifs autour de 22h30.

Premières rencontres

VENDREDI 3 JANVIER

Aujourd’hui j’ai une réunion d’accueil pour les nouveaux étudiants internationaux qui prennent des cours en français. Je suis un peu stressée, je me demande comment va se passer cette réunion, quelles sont les informations que je vais récolter, que faut il que j’amène comme matériel. En plus de ces questions j’ai un problème avec mon ordinateur, il ne s’allume plus car il n’a plus de batterie, je n’ai toujours pas cherché d’adaptateur pour les prises françaises sur le prises canadiennes.

La réunion est à 13h mais je décide de partir à 12h30 car j’ai peur de me perdre dans l’université et je préfère y être en avance pour faire bonne impression. L’université se situe juste face à ma résidence comme vous pouvez le voir sur les photos. Finalement j’ai mis 5 min à arriver à la réunion car tout était bien indiqué.

Quand je suis arrivée dans la salle où se situait la réunion, il n’y avait qu’une dame avec 3 autres élèves auxquels elle disait bonjour. Dès qu’elle m’a vu elle m’a fait signe de m’approcher, elle m’a demandé quel était mon nom et elle nous a dit à nous quatre de nous installer sur les tables. Elle a apporté à chacun de nous un petit sac en tissu avec à l’intérieur un « cadeau de noël » (comme elle nous l’a dit). C’était une jolie gourde en verre avec le logo de l’université Saint Paul. J’ai trouvé que c’était une jolie attention et surtout cette gourde allait m’être très pratique car je n’avais toujours pas de verre et je n’utilisais qu’une vieille bouteille en plastique que j’avais acheté à l’aéroport.

Pendant que l’on attendait les autres élèves, Michelle (qui ait la dame qui s’occupe de nous et qui nous a accueilli) nous a proposé de nous servir au buffet. D’habitude je n’ose pas me servir mais cette fois ci je ne me suis pas fait priée pour en profiter car je n’avais pas beaucoup de nourriture dans mon frigo et j’avais assez faim. Il y avait du jus de pomme, de pamplemousse, d’orange, du café, des muffins, des fruits, de l’eau. En somme ce buffet avait tout pour me plaire.

Le temps que 13h arrive quelques élèves avaient fait leur apparition. Presque tous étaient d’origines africaines. Ils venaient de pays comme le Burundi, le Burkina Faso, Haïti (exception), Congo, République démocratique du Congo. En tout nous étions seulement 6 élèves dans la salle. Une dernière élève est arrivée 30min en retard, elle venait de Belgique mais était française.

Durant la réunion nous avons fait la connaissance de la directrice, du service académique, de la bibliothécaire, de Michelle, du vice-président de l’association des élèves. Ce que j’ai retenu de tout cette réunion c’est qu’ils sont tous très sympathiques et accueillants. Ils ont tous insisté sur le fait qu’ici il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide et de poser des questions. Ils nous ont bien fait comprendre que si nous venions les voir dans leur bureau pour avoir des informations ça leur faisait plaisir, qu’il ne fallait pas hésiter et qu’une question peu importe laquelle n’est jamais bête à poser. Vraiment cet accueil m’a rassuré, pour la première fois de ma vie je n’ai pas hésité à poser les questions que je me demandais car je me sentais en confiance avec ces personnes.

C’est en sortant de la réunion que la fille française qui se prénomme Aurélie, nous a à tous proposé d’aller boire un verre. J’ai immédiatement répondu oui et Jean Batiste (Burundais) aussi. Les autres ont répondu non. D’ailleurs ce n’est pas étonnant car l’une des filles (Haïtienne) était en fait une sœur (une religieuse).

Nous sommes donc tous les 3 partis chercher un café dans lequel on pourrait boire un petit verre. Au final je suis sortie à 16h de la réunion et je suis revenue chez moi vers 20h. Nous avons parlés toute la soirée puis nous sommes allés au centre commercial pour voir s’il n’y avait pas d’adaptateur à acheter. Malheureusement il n’y en avait pas à part un très cher, j’ai donc décidé d’attendre le lendemain pour en acheter un moins cher. Cependant cette sortie au centre commercial m’a permis de prendre le bus pour la première fois. C’est JB qui m’a prêté de l’argent en pièce car pour prendre un billet on ne peut pas faire autrement et c’est aussi Lui qui m’a indiqué quel bus prendre. Quand je l’ai pris, j’ai trouvé que le trajet était long et je me suis demandé si je n’étais pas perdue, j’ai eu peur car à la fin j’étais seule dans le bus et je ne reconnaissais pas du tout le trajet. Mais en fait mon arrêt était le terminus du bus et heureusement le chauffeur était gentil, il m’a demandé à quel arrêt je voulais être déposé (il y en avait deux) et il m’a déposé au plus prêt de la résidence.

Au bar j’ai pris un cocktail à la fraise sans alcool, très sucré et très glacé. Aurélie a pris un verre de vin rouge et JB a pris une pinte de bière, oui un grand pichet de bière rien que pour lui. JB était très bavard et c’était difficile de comprendre tout ce qu’il disait mais il était drôle. C’est un journaliste et un immigré, pour venir au Canada et y rester il est obligé de reprendre des études complètes c’est-à-dire 4 ans, enfin d’après ce que j’ai compris. Il nous a payé deux autres verres de vin rouge (étonnamment il était très bon). Le serveur parlait anglais mais il essayait de parler en français et il était très gentil et drôle, ça m’a fait plaisir et je me sentais bien entouré dans ce bar.

Cette sortie m’a remis du baume au cœur et m’a enfin fait sortir de ma chambre car depuis 2 jours j’étais sans arrêt dans ma chambre sans bouger, à regarder des séries et la déprime me hantait. Je me remettait sans arrêts en question. Pourquoi j’avais décidé de partir de la France ? Pourquoi je m’étais mise volontairement dans la galère alors que j’aurais pu faire simple ? Je ne suis pas faite pour voyager, je vais m’ennuyer et être seule pendant 4 mois. Mais cette sortie m’a fait beaucoup de bien, j’ai pris conscience que je n’étais pas seule dans cette situation de galère. En effet Aurélie n’avait pas non plus internet dehors et c’est pour ça qu’elle s’était perdue en ville et qu’elle était arrivée en retard, elle n’avait pas non plus d’adaptateur, ni de shampoing. Enfin elle avait les mêmes problématiques que moi et ça m’a énormément rassuré. Puis JB lui était ici au Canada depuis un peu plus longtemps que nous alors il a pu nous guider sur certaines questions qu’on se posait.

J’ai posté une story sur Snapchat pour montrer que je sortais enfin au Canada et pleins d’amis m’ont parlé par rapport à la story, ça m’a fait plaisir et ça m’a motivé pour profiter encore plus du Canada !

Premier jour au Canada

MERCREDI 1 JANVIER

Aujourd’hui j’ai pris mon petit déjeuner à l’auberge, je me suis réveillée tôt car à ce moment là je n’étais pas du tout adaptée au décalage horaire. En plus la chambre avait une porte avec des barreaux donc j’entendais tout ce qu’il se passait dehors et je ne pouvais pas parler dans ma chambre sinon tout le monde m’aurait entendu. Ensuite à 11h j’ai décidé de profiter de la visite guidée de cet hôtel qui était anciennement une prison. La guide était une jeune fille qui parlait anglais. Toute la visite s’est faite en anglais et je n’ai pas compris le dixième de ce qu’elle racontait mais ça m’a occupé et puis ça restait intéressant car dans chaque pièce il y avait un tableau avec un côté des informations écrites en anglais et de l’autre des informations en français. Cela m’a permis de comprendre un peu plus ce que racontait la guide.

A la fin de la visite j’ai décidé d’aller voir si les magasins étaient ouverts au centre commercial qui était juste en face de l’hôtel et je me suis retrouvée à donner 20 dollars à un SDF. Il m’a remercié en me disant que j’étais joli. Je me suis maudite de n’avoir pas su dire non et ça m’a énormément déprimée. Bien sûr entre temps aucun magasin n’était ouvert, je n’ai trouvé ni nourriture, ni chargeur, j’avais seulement 20 dollars de moins.  

Quand je suis revenue à l’hôtel, je n’avais presque plus de batterie sur mon téléphone, j’étais fatiguée, triste et je me trouvais très conne. Alors j’ai mis un film sur mon ordi pour m’occuper et je me suis endormie devant en décidant que je ne bougerai pas de la journée. Puis Maman m’a appelé pour me dire que Caroline (la femme qui s’occupe de la résidence) pourrait passer me prendre à l’hôtel et m’amener à la résidence d’ici 30min. J’ai sauté sur l’occasion et quelques minutes plus tard Caroline entrait dans l’hôtel. Fait amusant quand elle est arrivée mon réflexe a été de lui faire la bise, je me suis approchée d’elle et elle a reculé car elle a pensé que je voulais passer derrière elle. Je me suis sentie super idiote car ici on ne se fait pas la bise et elle a dû me prendre pour une folle de m’approcher tout excitée vers elle car j’étais contente de la voir.

Finalement nous avons pris sa grande range over et elle m’a déposé à la résidence. Il n’y avait absolument personne à la résidence car tout était fermé pour les vacances. Elle m’a donné toutes les clés qu’il me fallait, elle m’a prêté un chargeur de téléphone et des draps pour le lit. Elle ne m’a pas fait faire le chek-in de la chambre (elle a dû voir que j’étais très fatiguée) et elle ne m’a pas fait payer la chambre. Elle m’a dit qu’on s’en occuperait plus tard. L’appartement était déjà occupé car il y avait les affaires de ma colocataire déjà installée mais qui n’était pas là quand je suis arrivée. D’ailleurs à l’heure où je vous parle je ne l’ai toujours pas rencontré, je ne sais même pas quelle langue elle parle car dans ces affaires il y a un livre écrit en français et l’autre en anglais (je n’ai pas fouillé ce sont des affaires qu’elle a laissé sur le rebord de la fenêtre dans la cuisine tout comme des jolies bouteilles de vodka ainsi que des bouteilles de bière). Quand Caroline est partie j’étais soulagée d’être enfin arrivée à bon port. Je me suis lavée (ça faisait 2 jours que je ne m’étais pas lavée) à l’eau (je n’avais pas de savon) et je me suis écroulée sur le lit satisfaite de pouvoir me reposer sans être trop stressée.

Départ

  • 5h30 : réveil
  • 6h30 : départ de la maison
  • 8h00 : arrivée à l’aéroport, nous apprenons que le vol sera retardé d’au moins 5h à cause d’une tempête de neige à Montréal
  • 15h30 : départ de l’avion que j’aurais dû avoir à 10h, je passe le trajet à regarder des films proposés par la compagnie et je n’arrive pas à dormir, je ne réalise pas encore ce qu’il se passe, la fatigue me bloque les neurones
  • 17h30 : heure locale, arrivée à l’aéroport de Montréal, je traverse tout l’aéroport pour arriver dans la salle où je dois attendre d’embarquer, l’aéroport est immense, j’ai l’impression que je n’y arriverais jamais
  • 18h00 : j’attends encore je suis très fatiguée du voyage mais j’essaie de souhaiter la nouvelle année à tous mes proches en France, je suis un peu triste de ne pas le fêter mais je suis surtout fatiguée du voyage et excitée d’être pour la première fois au Canada
  • 22h00 : on embarque dans l’avion, je m’endors immédiatement avant même que l’avion décolle et durant tout le voyage
  • 23h00 : arrivée à l’aéroport d’Ottawa, il n’y a plus personne dans l’aéroport, il est complètement vide mais Pablo est là pour m’accueillir comme il me l’avait promis
  • 23h15 : les valises arrivent, nous faisons connaissance avec Pablo, il parle anglais et espagnol, il vient de Mexico mais ça fait 6 ans qu’il habite au Canada, il est très gentil, il nous commande un uber pour me déposer à l’hôtel, il prend ma valise et je n’ai même pas à payer le uber car c’est pris en charge par l’université, je suis agréablement étonnée
  • 23h40 : arrivée à l’hôtel je découvre une chambre très petite, je suis dans un hôtel/auberge de jeunesse qui est une ancienne prison et ma chambre est une ancienne cellule de prison, je n’ai pas la place de défaire ma valise car la cellule est trop petite, je ne me lave pas, je ne vais pas aux feux d’artifice tirés pour la nouvelle année, je suis super fatiguée et stressée par la suite des événements alors je m’écroule sur le lit et je m’endors de suite
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